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Océan Indien, les Mascareignes, La Réunion lé là...

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tout ce qu il y a voir à La Réunion... et les gouzous de Jace!!!

Publié le par franky
Publié dans : #Gouzou - Gouzous

Jace et ses Gouzous...
 
 
 
 
"un peu de philosophie à la veille de cette nouvelle année"


"oups    -  vive 2012 !!! -    hic..."

;-)))








                                                               (16/12/2011)
 
 
 
                                                               (16/12/2011)
 
 
 
                                                               (16/12/2011)                           pour un plan + large et différent clic sur la tof...

 

DIOGENE

Premier philosophe farouchement individualiste, Diogène montre un mépris toujours inégalé des conventions sociales, joint à un souci d'indépendance outrée et de franchise brutale. C'est pourquoi il continue d'avoir des compagnons de vie et de pensée.

Philippe-Jean Quillien

Dans l'antiquité, une tradition tardive considère Antisthène (v.445v.360) comme le fondateur de l'école cynique, avec Diogène pour élève. De nos jours, on admet communément que les Cyniques doivent la plupart de leurs traits distinctifs à Diogène le Chien (“cynique” vient de kunos, chien).

Dans sa vie comme dans sa mort, Diogène de Sinope (v.400-325) s'est efforcé de faire le contraire de tout le monde. Comme un chien, il vit, mange et jouit en public. Mais il ne mord qu'en paroles tous ses contemporains qui pourchassent la fortune et la puissance, au lieu de mener la vie naturelle et simple du philosophe. Quand la foule l'applaudit, il se demande quel mal ou quelle sottise il a bien pu faire.

Selon Cercidas de Mégalopolis, Diogène meurt en retenant volontairement sa respiration. Il avait demandé qu'on laisse son corps sans sépulture, pour que les chiens ses frères s'en nourrissent. Demande scandaleuse : pour les Grecs, Charon repousse sans pitié les ombres de ceux qui n'ont pas été ensevelis et les laisse errer pendant cent ans sur la rive du Styx. Cette perspective infernale semble avoir effrayé les compagnons de Diogène. Il est d'ailleurs dans l'ordre des choses que les maîtres soient trahis par les disciples.

Diogène est enterré en grande pompe à Corinthe, cité où il avait installé le tonneau qui lui servait de maison. Sur sa tombe, on dresse une colonne, surmontée d'un chien en marbre de Paros. Pauvre Diogène, qui se moquait de la richesse, de la gloire et des honneurs !

De Diogène, on ne veut en général retenir que les outrances et les scandales. Selon Platon, c'est un “Socrate devenu fou”. Ce persiflage comporte une part de vérité. Diogène se compare à ces maîtres de musique qui chantent un ton plus haut, pour que le chœur réussisse à trouver le ton juste. Avec lui, la provocation est une stratégie, elle devient un art.

Mais les provocations ne doivent pas faire oublier l'essentiel. Diogène est sans doute le premier philosophe farouchement individualiste. Coup d'essai, coup de maître. Jamais peut-être, dans l'histoire de la pensée, on ne retrouvera un tel mépris des conventions sociales joint à une aussi grande soif d'indépendance et de franchise brutale.

Diogène croit en lui, d'abord. Et ensuite ? Il croit encore en lui, en la force de sa raison, en la puissance de sa volonté, en sa détermination à grimper le dur chemin de la vertu et de la joie. Car cet homme orgueilleux (quel grand philosophe ne l'est-pas ?) manifeste, dans sa vie comme dans ses œuvres, une conception exigeante du salut individuel. Du haut de son ascétisme, il décoche les flèches les plus acérées contre l'espace mental, la scène philosophique, les coutumes sociales, les institutions politiques, les traditions religieuses de son temps.

Homme libre, très libre même, Diogène n'a que mépris pour les philosophes de cour comme Aristote : ces âmes d'esclaves ne déjeunent et ne dînent que lorsqu'il plaît à Alexandre. Il semble que le souverain macédonien ait conçu la plus forte admiration pour l'indépendance outrée de Diogène, que toute la richesse du monde ne pouvait acheter.

En 336 ou en 335, Diogène est le seul philosophe de Corinthe à ne pas venir féliciter Alexandre le Grand, chef de la prochaine expédition contre les Perses. Intrigué, le maître de la Grèce et bientôt du monde se fait conduire jusqu'au tonneau de Diogène, en train de se prélasser au soleil. Le dialogue est bref. “Demande-moi ce que tu veux, tu l'auras.” “Ôte-toi de mon soleil”, réplique le chien céleste.

D'après Plutarque, “le mépris que lui témoignait Diogène lui inspira une telle admiration pour la fierté et la grandeur de cet homme qu'aux gens de sa suite qui, en se retournant, se moquaient et riaient de Diogène, il répliqua : “Eh bien, moi, si je n'étais pas Alexandre, je voudrais être Diogène.”

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Publié le par franky
Publié dans : #Graffitis - Tags
Colod'art...  
 
 
 
    cet événement s'est déroulé du 01 au 11 juin 2011 dans le quartier de La Meinau (Strasbourg).
Espace Colod'art

"EME"
(Espagne)
 
 
    Avec un style naïf et simple elle reflète un mélange d'espoir et déception pour le monde cherchant à capter la beauté dans l'empreinte de la société usée elle même. Amoureuse des formes simples, les couleurs et les typographies, et passionnée pour la photographie, spécialement celles relatives à l'art de la rue et le graffiti et n'importe qu'elle curiosité qu'on peut trouver dans la rue. ( http://www.facebook.com/emedemati )
 
 
 
                                                               (16/06/2011)
 
 
 
                                                               (16/06/2011)
 
 
 
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